Au Burkina Faso, un homme identifié comme K.M. a été condamné à un an de prison ferme pour homosexualité, une pratique désormais pénalisée par la loi adoptée en 2025. Lors de son audience devant le Tribunal de grande instance Ouaga II, le prévenu originaire d’un pays voisin a reconnu les faits.
Il a expliqué avoir été introduit dans cette pratique après un viol collectif subi à l’âge de sept ans. Selon les enquêteurs, il se livrait également à la prostitution en se faisant passer pour une femme, affirmant avoir eu des relations sexuelles avec plus d’une centaine d’hommes pour un revenu mensuel estimé à 800 000 FCFA.
Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet : un an d’emprisonnement et une amende de 2 millions de FCFA, conformément à l’article 210-3 du nouveau Code des personnes et de la famille. Ce texte prévoit des peines allant jusqu’à cinq ans de prison et autorise l’expulsion des étrangers condamnés.
L’affaire ravive les tensions autour de la nouvelle loi criminalisant les relations entre personnes de même sexe au Burkina Faso. Plusieurs organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, avaient déjà dénoncé un recul inquiétant sur les libertés fondamentales.
L’ONG estime que ces mesures violent les engagements internationaux du pays, notamment la Charte africaine des droits de l’homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Elle avait appelé les autorités à reconsidérer cette législation avant sa promulgation, jugeant qu’elle renforce la discrimination envers les personnes LGBT et menace les principes d’égalité devant la loi.
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