Idrissa Barry, secrétaire national du mouvement politique Servir et non se servir (Sens), a été enlevé le 18 mars à la mairie de Saaba, près de Ouagadougou, par des individus se présentant comme des gendarmes.
Cette interpellation, sans mandat ni motif officiel, intervient après que Sens a dénoncé les récents massacres de civils peuls à Solenzo, attribués à l’armée burkinabè et à ses supplétifs. L’enlèvement de Barry s’inscrit dans un contexte de répression croissante des voix critiques par la junte militaire au pouvoir, qui cherche à étouffer toute opposition à son régime.
Dans la foulée, Sens a exprimé sa colère et son inquiétude face à la disparition forcée de Barry, exigeant sa libération immédiate. Le mouvement soutient que cet acte constitue une grave violation des droits humains et une menace pour toutes les voix dissidentes.
Les proches de Barry croient que son enlèvement est directement lié à un communiqué publié par Sens, qui critiquait les exactions des forces armées lors des récents événements à Solenzo.
L’organisation a souligné que, bien qu’il soit impératif de combattre le terrorisme, cela ne devrait jamais justifier des actes de violence envers des civils innocents, qualifiant la situation d’expéditions punitives à caractère génocidaire.
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